La présence des contaminants chimiques dans l’environnement marin reste toujours une préoccupation significative. Il convient de rappeler que le principe de précaution, inscrit dans le droit interne français (Loi Barnier du 2 février 1995), est né de cette préoccupation. Le principe est apparu dans un texte fondateur, adopté en 1987, lors de la Deuxième Conférence internationale sur la protection de la mer du Nord à propos de la contamination chimique du milieu marin : "une approche de précaution s’impose afin de protéger la mer du Nord des effets dommageables éventuels des substances les plus dangereuses. Elle peut requérir l’adoption de mesures de contrôles des émissions de ces substances avant même qu’un lien de cause à effet soit formellement établi au plan scientifique". La volonté de réduire, voire d’éliminer les substances chimiques dangereuses des milieux aquatiques, se retrouve aujourd’hui dans la législation européenne sur les substances chimiques (obligation d’évaluation du risque chimique), la mise en œuvre de la Directive Cadre sur l’Eau (établissement de normes de qualité environnementale), les travaux de la Convention régionale OSPAR qui concerne la protection du milieu marin de l’Atlantique Nord-Est (stratégie sur les substances dangereuses), la Convention internationale MARPOL 73/78 qui concerne la prévention de la pollution des mers depuis les navires.
La caractérisation des substances chimiques dangereuses est basée en priorité sur les propriétés de persistance, de bioaccumulation, de toxicité (substances PBT) et d’effets cancérigènes, mutagènes et d’incidence sur la reproduction (CMR).
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