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Rephy espèces toxiques et toxines, synthèse sur 10 ansRephy espèces toxiques et toxines, synthèse sur 10 ansRephy espèces toxiques et toxines, synthèse sur 10 ans







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REPHY : Réseau de Surveillance du Phytoplancton et des Phycotoxines
Ce réseau couvre tout le littoral français métropolitain et a été mis en place par Ifremer en 1984, pour observer les espèces phytoplanctoniques présentes dans le milieu marin côtier, et suivre les épisodes de toxicité qui sont associés à certaines de ces espèces. 

Phytoplancton : ensemble des algues microscopiques qui flottent dans les eaux
Le phytoplancton est un élément fondamental de la chaîne alimentaire dans l'écosystème marin, car il sert de nourriture à de nombreux organismes animaux. Il existe de nombreuses espèces de phytoplancton. Certaines d'entre elles peuvent proliférer de façon importante en formant des eaux rouges, brunes ou vertes : ces efflorescences ou " blooms " n'ont généralement pas de conséquence néfaste, car les espèces en cause sont dans la plupart des cas inoffensives. Cependant, quelques espèces de phytoplancton toxique sont recensées dans le monde, dont certaines sont présentes sur les côtes françaises.

Phycotoxines : toxines produites par quelques espèces de phytoplancton
Certaines de ces toxines sont libérées dans l'eau et sont directement nocives, voire mortelles, pour les animaux qui vivent dans le milieu marin (poissons, coquillages…). D'autres toxines s'accumulent dans les animaux marins se nourrissant de phytoplancton, par exemple les coquillages : ceux ci n'en sont pas affectés, mais ils deviennent eux-mêmes toxiques pour qui les consomme.

Ce dossier présente une synthèse des résultats de la surveillance exercée par le REPHY ces dix dernières années, sur les espèces toxiques et les toxines dangereuses pour les consommateurs de coquillages. Trois genres phytoplanctoniques potentiellement toxiques sont actuellement observés sur les côtes françaises :

  • Dinophysis, dont certaines espèces produisent des toxines diarrhéiques (ou DSP)

  • Alexandrium, dont certaines espèces produisent des toxines paralysantes (ou PSP)

  • Pseudo-nitzschia, dont certaines espèces produisent des toxines amnésiantes (ou ASP)

La mise en évidence de ces toxines est à l'origine des interdictions de vente et de ramassage de coquillages, qui sont prononcées chaque année dans certaines zones, et à certaines saisons, par l'Administration départementale sous la forme d'arrêtés préfectoraux.

Catherine Belin coordonnateur.

 
Mise à jour : 22/01/2008 Copyright : Ifremer