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Expérimentation de récifs artificiels en Pays de la Loire

02/09/2003

Des récifs artificiels ont été immergés au mois d'août, sur trois zones, près du Croisic et de l'île d'Yeu. L'objectif de cette opération impliquant les professionnels de la mer, à travers le Comité Régional des Pêches Maritimes et des Elevages Marins des Pays de la Loire (COREPEM), est de restaurer un écosystème riche et diversifié, notamment à des fins de gestion des ressources halieutiques. Les trois zones seront suivies sur le plan scientifique pendant trois ans. Cette expérimentation d'un coût global de 1,2 millions d'Euros, est soutenue financièrement par l'Europe (la moitié sur fonds IFOP), l'Etat (un quart) et les collectivités (départements de Loire-Atlantique et de Vendée, la Région des Pays de la Loire).

Les récifs artificiels, structures immergées dans le but de créer, protéger ou restaurer un écosystème riche et diversifié, sont fréquemment (comme c'est le cas pour ce projet au large du Croisic) en béton. Elles peuvent induire chez les animaux des réponses d'attraction, de concentration, de protection et dans certains cas, une augmentation de la biomasse de certaines espèces. Les aménagements côtiers avec des récifs artificiels sont pratiqués dans plus de 35 pays. Les principales zones d'immersion sont au Japon et aux USA. En Europe, les pays les plus engagés sont l'Espagne, l'Italie et le Portugal. En France, des récifs artificiels ont été essentiellement immergés sur la façade méditerranéenne. Les récifs artificiels sont d'abord utilisés pour augmenter les rendements des pêcheries. Au Japon, les récifs (20 millions de m 3 immergés au total) auraient permis de maintenir le niveau de production de la pêche côtière depuis les années 1975. Dans ce pays, tout comme en Méditerranée et au Portugal, les pêcheurs professionnels sont demandeurs d'implantations de récifs artificiels.

Les récifs artificiels immergés en août 2003 sur la façade Atlantique ont été fabriqués par la société DIAM-PVE et immergés par la société Armor. La maîtrise d'oeuvre de l'opération est assurée par le cabinet SOGREAH. Avant immersion, un état "zéro" des zones récifales a été réalisé par le bureau d'études In Vivo à qui le suivi écologique a été confié. Un bilan des observations réalisées en plongée et au moyen de matériel acoustique, vidéo et photo sera réalisé une fois par an. En parallèle, le COREPEM et le SMIDAP, avec le concours de l´IFREMER et des pêcheurs locaux mettent au point une méthode de suivi des captures.

La mise en place d'une gestion de la pêche sur les zones récifales permettra au récif de se coloniser et d'offrir toutes ses potentialités. Les deux premières années correspondent au peuplement des récifs ; les trois zones récifales seront alors interdites d'accès à toute activité. Après l'été 2005, la gestion des activités de pêches sera convenue de façon collective avec les pêcheurs et sous l'égide du COREPEM, afin de ne pas perturber cette expérimentation. Les professionnels invitent les associations de pêche de loisirs et d'activités subaquatiques à s'inscrire dans cette démarche en signant un moratoire d'interdiction de pêche.

 

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