ifremer Ifremer environnement
© Alain Le Magueresse, Ifremer
Arcachon
Surveillance Résultats Votre région

 

Documents
Rechercher
Rechercher
Plan du site Contact Copyright Crédits

Accueil > Actualité > 2004 > >

Energie éolienne au Royaume-Uni

16/07/2004

L'ambassade de France au Royaume-Uni a publié dans son bulletin électronique de juillet 2004 une note sur l'énergie éolienne au Royaume-Uni dans laquelle sont présentées les éoliennes dans la politique énergétique du Royaume-Uni, les problèmes rencontrés pour son développement, son coût, et aussi des informations sur l'énergie éolienne mondiale. Cette note reprise in extenso, ci-après, peut être consultée dans les archives de l'Agence pour la Diffusion de l'Information Technologique (BE Royaume-Uni numéro 46 -partie 2/2- du 1/07/2004 - Ambassade de France a Londres / ADIT

Retrouvez tous les BE sur http://www.bulletins-electroniques.com

Demande d'abonnement : subscribe.be.royaumeuni@adit.fr ).

****

Energie éolienne au Royaume-Uni

1. Législation sur l'énergie

1.1. La nouvelle politique énergétique du Royaume-Uni

Le gouvernement britannique a publié en février 2003 son "Energy White Paper", rapport qui présente la politique énergétique du Royaume-Uni pour les vingt prochaines années. Trois raisons ont été à l'origine d'une révision de la politique énergétique britannique :

  • Les années 90 furent la décade la plus chaude depuis que l'homme mesure le climat. Cette augmentation de la température a entraîné de nombreuses conséquences, dont la montée du niveau de la mer et une augmentation des inondations. Sans diminution des gaz à effet de serre, ces catastrophes naturelles risquent d'être de plus en plus nombreuses et de plus en plus désastreuses. Notons que le Royaume-Uni a signé les accords de Kyoto ayant pour objectif une réduction significative des émissions des gaz à effets de serre.
  • En l'état actuel, la Grande-Bretagne va se trouver face à une pénurie de ses ressources énergétiques internes. Dans une dizaine d'années, la plupart des mines de charbon britanniques économiquement rentables seront puisées. Le Royaume-Uni verra également sa production de pétrole et de gaz nettement diminuer. Enfin, dans les vingt prochaines années, les centrales nucléaires arriveront quasiment toutes en fin d'exploitation. En conséquence, en 2020, le Royaume-Uni devra pour les trois quart importer son énergie.
  • Les infrastructures énergétiques britanniques doivent être modernisées.

Les objectifs de la politique énergétique britannique sont les suivants :

  • diminuer les émissions de CO2 de 60% en 2050 selon les accords de Kyoto,
  • maintenir une fiabilité et une sécurité de l'approvisionnement en énergie,
  • s'assurer que chaque foyer britannique soit équipé d'un chauffage efficace à prix réduit.

Pour atteindre ces objectifs, deux priorités ont été identifiées : la diminution de la consommation d'énergie et le développement des énergies renouvelables.

Conformément au protocole de Kyoto, l'Union Européenne s'est fixé comme objectif de réduire les émissions de gaz à effets de serre de 12.5% pendant la période 2008-2012. Le Royaume-Uni s'est quant à lui assigné l'objectif de 20%, se plaçant comme un des pays les plus concernés par l'environnement. Le gouvernement britannique a publié, le 19 janvier 2004, un "Green Paper" sur le système d'échange de quotas d'émissions de gaz à effet de serre au sein de la communauté européenne ainsi que son plan d'allocation des quotas. Il s'impose des contraintes encore plus importantes : la baisse d'émissions de gaz à effet de serre devra être de 16,3% d'ici à 2005-2007. Les associations environnementales du type "Friends of the Earth" se sont déclarées satisfaites de cette mesure et pensent que ce type d'initiatives va se généraliser dans les pays de la communauté européenne. La "Confederation of British Industry" a averti le gouvernement qu'il risquait de sacrifier de nombreux emplois.

En ce qui concerne le développement des énergies renouvelables, la Grande-Bretagne s'est fixé comme but d'atteindre 10% d'électricité "verte" en 2010 et 15% à l'horizon 2015.

1.2. Controverses soulevées par la nouvelle politique énergétique

En 2001, trois sources principales contribuaient à la production d'énergie au Royaume-Uni : le gaz (37% de la production totale), le charbon (33,5%) et le nucléaire (22%), le reste étant produit par différentes sources d'énergie dont 2,6 % par des sources renouvelables. Dans les vingt prochaines années, la plupart des centrales nucléaires arriveront en fin d'exploitation et en 2023, seule la centrale de Sizewell B continuera à produire de l'énergie, diminuant la part de la production nucléaire de 22% à moins de 5%. Beaucoup d'experts estiment que le développement des énergies renouvelables utilisant le vent, les vagues, les marées, le soleil ou la biomasse pour produire de l'énergie, ne va pas être assez rapide pour compenser les pertes de production mentionnées. Ils pensent que le gouvernement sous-estime un des problèmes majeurs des énergies renouvelables : elles sont intermittentes. Pour assurer un approvisionnement continu, il serait indispensable d'utiliser d'autres moyens de production pour compenser cette intermittence. La nécessité de ces moyens d'appoint augmenterait considérablement les coûts des énergies renouvelables. S'ajoutent des coûts supplémentaires dus à des modifications du réseau de distribution. Celui-ci est conçu pour acheminer l'électricité provenant d'un nombre restreint de sites de productions produisant de grande quantité d'énergie vers les consommateurs. Avec les énergies renouvelables, chaque site produira de plus faibles quantités d'énergie, ce qui entraînera la multiplication des sites de production et des modifications coûteuses du réseau. Si cet objectif de 20% en 2020 n'est pas atteint, le Royaume-Uni risque de faire face à une pénurie d'énergie.

De plus, la difficulté de contrôler les prix du gaz et la nécessite de construire de nouvelles infrastructures d'approvisionnement et de stockage entraînent une incertitude sur le coût de l'énergie. En admettant cependant que cet objectif de 20% soit atteint, l'énergie produite grâce à ces sources renouvelables ne ferait que compenser la perte de production due à l'arrêt du programme nucléaire, ne modifierait pas le pourcentage de l'énergie produite par les sources fossiles et ne permettrait donc pas de diminuer les émissions de CO2.

2. Energie éolienne au Royaume-Uni

Les énergies renouvelables représentent 3,5% de l'énergie totale générée au Royaume-Uni à la fin 2003. La moitié de la production provient de l'énergie hydraulique, alors que la quantité d'énergie produite chaque année fluctue selon l'importance des précipitations. L'énergie éolienne correspond à 15% de la production d'énergie verte.

2.1. Chiffres

Sept nouveaux projets ont été construits en 2003, faisant de l'année 2003 la plus prolifique pour les énergies éoliennes. La production énergétique a augmenté de 100 MW et ainsi la capacité de génération par les éoliennes a été augmentée de 20%. Une étude menée par la "British Wind Energy Association" (BWEA) prévoit la construction de 22 parcs à éoliennes, soit 474 MW, en 2004, quatre fois plus que la capacité électrique installée en 2003. Certains projets seront amorcés cette année mais ne seront opérationnels qu'en 2005 où la capacité énergétique totale associée aux éoliennes sera de 1689,7 MW soit 1,3% de l'énergie produite au Royaume-Uni.

Dans les prochaines années, les secteurs public et privé vont investir 10 milliards de livres (15 milliards d'euros) dans des projets de parcs d'éoliennes, et le gouvernement va accorder une aide de 1 milliard de livres. Aujourd'hui, 1103 éoliennes en place produisent 717 MW. Dans sept ans, plus de 7000 MW seront installés avec la mise en place de 73 nouveaux parcs. En 2004, 22 parcs avec 475 MW seront construits, ce sera le plus rapide développement de l'énergie éolienne au monde. Quinze parcs à éoliennes en mer vont être construits sur l'estuaire de la Tamise, le "Wash", dans le nord-ouest et les côtes du pays de Galles. Chaque installation pourrait comprendre jusqu'à 500 des plus grosses éoliennes au monde générant 4,5 kW chacune. En considérant tous les projets, 9000 MW de nouvelles énergies éoliennes devraient être installés d'ici à 2010, assez pour atteindre les objectifs des 10%.

En Ecosse, les objectifs sont plus ambitieux, 11% de la production d'électricité est déjà assurée par des énergies "vertes", en particulier avec l'énergie hydraulique. En 2010, l'Ecosse devrait atteindre, en matière d'énergie verte, 18%.

2.2. Nouveaux développements et difficultés

2.2.1. Les éoliennes ou le nucléaire ?

Il existe une opposition forte aux énergies éoliennes de la part de lobbys qui luttent contre la dégradation du paysage. Ces groupes de pression sont nés en 1992 avec l'entité "Country Guardian". Aujourd'hui ses arguments sont repris par des lobbys nationaux tels que les "Ramblers", comité pour la protection rurale en Angleterre et ses équivalents écossais et gallois. Les arguments avancés contre l'énergie éolienne concernent la protection de la vie sauvage et particulièrement d'espèces d'oiseaux menacées, la protection du paysage et du tourisme, la lutte contre la pollution sonore et enfin le "mauvais" rendement énergétique puisque les éoliennes ne fournissent de l'électricité que 30 à 40% du temps. La "Royal Society for the Protection of Birds" (RSPB), apporte son soutien aux énergies éoliennes lorsque le choix du site d'implantation prend en compte la répartition des oiseaux. La " British Wind Energy Association " (BWEA) reste perplexe quant à l'éventuel impact néfaste des éoliennes sur les oiseaux puisqu'elle cite l'exemple du site d'Altament Pass aux Etats-Unis ou 7000 éoliennes ont été installées sur une route migratoire. Le résultat donne seulement 0,2 oiseaux tués par turbine et par an.

Alors que la propagande contre les parcs éoliens s'enflamme, le mouvement vert se désolidarise. Depuis l'engagement du gouvernement face aux énergies renouvelables, certains prônent le retour au nucléaire. En mai 2004, James Lovelock, "guru vert", s'est prononcé en faveur du développement du nucléaire face aux énergies renouvelables. D'après lui, seul le nucléaire peut nous préserver des méfaits du réchauffement de la planète. Il a été l'un des premiers à tirer la sonnette d'alarme pour prévenir des dangers des gaz à effets de serre. James Lovelock est internationalement reconnu pour avoir écrit "Gaia Hypothesis" qui voit la Terre à l'image d'un organisme vivant capable d'agir avec son environnement, les éléments vivants étant intimement couplés à leur environnement. Pour le mouvement britannique pro-environnement, c'est un choc et les leaders de Greenpeace et de "Friends of the Earth" ont rejeté son appel. Ils justifient leur choix en invoquant notre incapacité à traiter les déchets nucléaires, aux risques de radiation et d'accidents ou d'utilisation belliciste. James Lovelock se dit alarmé par les récents incidents climatiques qui tendent à montrer que le réchauffement de la planète se manifeste plus vite que prévu par l' "Intergovernmental Panel on Climate Change" en 2001. Deux évènements climatiques le préoccupent particulièrement : la fonte de la calotte glacière et la canicule qui s'est abattue sur l'Europe de l'Ouest pendant l'été 2003. James Lovelock pense donc que nous ne disposons pas d'assez de temps pour le développement des énergies renouvelables et que la solution réside dans l'expansion massive du nucléaire.

Greenpeace, "Friends of the World" et WWF représentent 700.000 membres dans la position inhabituelle de soutenir les multinationales et le gouvernement. Ces mouvements "verts" ne prônent pas l'éolienne comme réponse à tout mais remarquent que, à l'heure actuelle, c'est l'énergie renouvelable la plus au point.

Le gouvernement va devoir décider d'ici à 2005-2006 sa préférence pour le nucléaire ou les énergies renouvelables. Les progrès techniques en matière d'énergies vertes seront donc décisifs.

2.2.2. Controverse sur le prix de l'énergie éolienne

La "Royal Academy of Engineering" (RAE) a déclaré que l'électricité générée par un parc éolien en mer devrait coûter deux fois plus que celle générée par l'utilisation du gaz ou du nucléaire. En dépit du soutien financier du gouvernement et de la rapide croissance des énergies renouvelables, l'énergie éolienne serait la troisième source d'énergie la plus chère après la biomasse utilisant du fumier de volailles (6,8 pennies, 10,2 centimes d'euros par kWh) et l'énergie produite par les vagues (6,6 pennies, 9,9 centimes d'euros par kWh). La RAE s'appuie sur un rapport écrit par des consultants en énergie de la société PB Power qui compare les coûts actuels de génération d'électricité. Les énergies les moins chères seraient produites par des cycles combinés de turbines à gaz (2,2 pennies, 3,3 centimes d'euros par kWh) et par le nucléaire (2,3 pennies, 3,5 centimes d'euros par kWh). L'énergie éolienne sur terre coûterait 3,7 pennies, 5,5 centimes d'euros par kWh, et celle produite en mer 5,5 pennies, 8,2 centimes d'euros par kWh. Philip Ruffles, vice-président de la RAE, a déclaré que ces résultats peuvent surprendre puisque, en ce qui concerne le nucléaire, le coût du déclassement des installations y est inclus. Il ajoute qu'une des faiblesses du "White Paper" sur l'énergie est qu'il considère l'énergie nucléaire comme une énergie très chère. Les nouveaux aménagements nucléaires sont aujourd'hui plus simples et les technologies les plus récentes permettent de construire des centrales de la moitié de la taille de celles considérées par le gouvernement avec un coût d'installation et de service moindre. De plus, le rapport sur lequel se base la RAE fournit un chiffrage pour l'énergie éolienne qui tient compte du coût des batteries de secours lorsqu'il n'y a plus de vent. Si on suppose que les batteries de secours sont utilisées 65% du temps, l'énergie éolienne sur terre coûterait 5,4 pennies, 8,1 centimes d'euros par kWh et celle produite en mer 7,2 pennies, 10,1 centimes d'euros par kWh. Ce rapport a, selon la RAE, le mérite de quantifier les options ouvertes au gouvernement pour prévenir la pénurie d'énergie tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. Le but de cette recherche n'a pas été de prendre partie pour telle ou telle solution technique mais d'introduire plus de transparence dans le débat sur l'énergie.

2.2.3. Résistance du DTI au développement des parcs éoliens au Royaume-Uni

La "Royal Society" considère que le "Ministry of Defense" (MoD, Ministère de la Défense) met en péril le développement des énergies renouvelables au Royaume-Uni. Le MoD oppose son veto à l'installation de parcs éoliens dans un rayon de 74 km autour des radars de la défense aérienne, au nombre de 13 en Grande-Bretagne. Le seul pays qui impose une telle restriction est l'Allemagne, cependant le rayon de sécurité qui est imposé n'est que de 5 km. Cette interdiction repose sur deux rapports fournis par la "Royal Air Force" en 1994 et 1997 dont le contenu reste à ce jour confidentiel. En 2003, selon la "British Wind Energy Association", 48% des demandes de construction de parcs éoliens terrestres n'ont pas été accréditées par le MoD. Or, le développement de l'énergie éolienne doit contribuer de manière significative aux objectifs ambitieux du gouvernement, générer 10% de l'électricité à partir d'énergies renouvelables d'ici à 2010. Le MoD de son côté atteste que ces objections ont un caractère sécuritaire, en particulier pour détecter les appareils volant à base altitude, et que cela aide souvent les promoteurs à choisir le meilleur site puisqu'un projet doit en principe proposer six à sept sites différents. Le MoD ajoute qu'un permis de construire peut être délivré à une installation à moins de 74 km d'un radar si le parc éolien n'est pas visible directement de la base (e.g. parc caché par une colline).

La "Royal Society" a fait part de ses inquiétudes auprès du "Department of Trade and Industry" (DTI, Ministre de l'Industrie) et a inclus le thème de la faisabilité du développement des énergies renouvelables au comité scientifique et technologique de la Chambre des Lords. Un groupe de travail composé de membres du MoD, du DTI, de la "Civil Aviation Authority" et de la "British Wind Energy Association" a été mis en place en 2002. Aucune preuve n'infirme les mesures de sécurité préconisées par le MoD. Cependant, cette commission a réfléchi à la manière d'éviter ce problème en utilisant des radars qui peuvent différencier les avions des éoliennes. Le MoD va probablement tester des radars plus sophistiqués en 2008 mais ce système est très coûteux et aucune garantie n'a été apportée quant a la résolution de cette question.

Pour ne pas freiner le développent de l'énergie éolienne, le Department of Trade and Industry (DTI) a décidé de financer une étude pour mesurer les interactions existant entre les éoliennes et les systèmes radars. Cette étude menée par QinetiQ a démontré que les effets des éoliennes sur les radars pouvaient être atténués en redessinant les pales des éoliennes et en utilisant des alliages ayant des propriétés électromagnétiques.

QinetiQ et NOI Scotland Limited, une entreprise fabriquant des pales d'éolienne, ont reçu un nouveau financement du DTI de 125000 livres (179000 euros) pour développer ces nouvelles pales depuis août 2003. En remplaçant les fibres de verres contenues dans les pales par un nouveau matériau absorbant les signaux radars, les pales diminuent leur signature radar sans compromettre leur intégrité structurelle.

Pendant les 18 mois du projet, les chercheurs effectueront également des simulations numériques pour mesurer l'impact de ces nouvelles pales sur les systèmes radars. Ces simulations permettront de déterminer le niveau de performance minimum nécessaire pour ces pales afin de minimiser le surcoût entraîné par ces modifications.

3. L'éolien dans le monde

La puissance éolienne a atteint un nouveau record de croissance de 25,1% en 2003. L'Europe représente le premier marché de l'énergie éolienne. Les bons résultats mondiaux s'expliquent par une croissance spectaculaire du marché américain. Cette progression est la conséquence du jeu des "Production Tax credit" (PTC, crédits d'impôts consentis) pour favoriser le développement de l'éolien aux Etats-Unis. Cependant, l'échec des négociations sur la reconduction de la PTC pour l'année 2004 devrait affecter la croissance américaine en 2004. Dans le reste du monde, la croissance se situe principalement en Asie : l'Inde a accéléré son rythme d'implantation. Et les résultats de la Chine ne sont encore que partiels.

Répartition de la puissance éolienne mondiale cumulée :

Source : EurObserv'ER 2004

L'Union Européenne n'a pas battu le record d'installation en 2002 mais accueille plus de 68,5% des capacités mondiales nouvellement installées. L'Allemagne reste le premier sur le marché européen malgré une diminution importante de son rythme d'installation. Cette diminution du marché allemand s'explique par des conditions de financement plus difficiles et par des incertitudes en fin d'année 2003 sur le nouvel amendement prévu sur la loi EEG qui régit les tarifs d'achat de l'électricité renouvelable. L'Espagne confirme son engagement face à l'énergie éolienne avec un record d'installation et une nouvelle législation proposée par le gouvernement pour réduire l'incertitude liée au futur prix de l'électricité éolienne. Le Danemark, avec le développement de l'off-shore et sa volonté de changer les éoliennes de plus de 10 ans a confirme une relance de l'énergie éolienne. La France a augmenté son parc éolien de 65%. Consciente de son retard face aux engagements européens, la France a lance une procédure d'appel d'offres concernant l'installation de parcs éoliens de plus de 12 MW.

Répartition de la puissance éolienne européenne :

Source : EurObserv'ER 2004

Il existe des vents de protestations concernant les éoliennes dans d'autres pays d'Europe que le Royaume-Uni. Le Danemark, leader technologique mondial sur le marché des éoliennes, doit réduire le nombre de ses éoliennes. La Hollande a peur des réactions du public qui pourrait contraindre le gouvernement à ne pas augmenter la production d'énergie éolienne. L'Allemagne, premier producteur mondial d'énergie éolienne, reçoit de nombreuses protestations de la part de la population.

Sources :

The Independent, "Only nuclear power can now halt global warming", 24/05/04, p1; p.6-7; G2, " An ill wind ", 07/05/04, p.3-5 ;

EurObserv'ER, "Le Baromètre de l'éolien", 02/2004, Systèmes Solaires n. 159 ;

Actualités Scientifiques au Royaume-Uni, "Controverse autour de la politique énergétique du Royaume-Uni", 02/2003, p.8-10 ;

Actualités Scientifiques au Royaume-Uni, "La nouvelle politique énergétique du Royaume-Uni", 03/2003, p.4-6 ;

Actualités Scientifiques au Royaume-Uni, "Des eoliennes indetectables", 07-08/2003, p.29-30 ;

Actualités Scientifique au Royaume-Uni, "Politique du changement climatique au Royaume-Uni", 01/2004, p.4-7 ;

Actualités Scientifiques au Royaume-Uni, "Le gouvernement britannique publie son plan national d'allocation des quotas de gaz a effet de serre", "Le MoD gène le développement des parcs éoliens", 02-03/2004, p.12-13

Rédacteur : Eva Assayag

 

fermer

Lire la suitelire