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Le littoral au Géo-évènement 2004

03/02/2004

La seizième édition des journées européennes de la géomatique, le Géo-évènement, se tiendra au Palais des Congrès à Paris, du 30 mars au 1er avril 2004, avec salon d’exposition, 14 séries de conférences et remise de Géo d’or sur le thème « Prévenir les risques majeurs ».

La journée de conférences sur le thème du littoral, le 30 mars, sera animée par Lionel Loubersac de l’Ifremer. Sont programmés :

De 10h00 à -10h30 ; « L’ortho littorale du CIADT de l’Erika : base d’un outil de diffusion au public des informations relatives aux zones côtières » par Patrick Guillopé du CETE Normandie-Centre
Suite à la marée noire de l’Erika en décembre 1999, le Comité Interministériel d’Aménagement et de développement du territoire (CIADT) du 28 février 2000 a décidé la mise en œuvre d’un Système d’information géographique interministériel (SIGI) sur le littoral Manche Atlantique et la création, par l’Institut Géographique National d’une orthophotographie des côtes de la Mer du Nord, de la Manche et de l’océan Atlantique.Pour permettre la communication de l’information générale relative à ce projet et la mise à disposition, de manière gratuite et à tous les partenaires, des fichiers de l’orthophotographie littorale, le Centre d’Etudes Techniques de l’Equipement Normandie Centre a créé un site Internet : http://siglittoral.test.application.equipement.gouv.fr Après trois années de fonctionnement de ce site, quels enseignements peut-on tirer de cette expérience innovante de communication ?

De 10h30 à 11h ; « Le projet Littoral 3D du SHOM et de l’IGN » par Jean Laporte de la NAVFCO

D e 11h30 à 12h « L'Observatoire du Littoral : un nouvel outil de suivi, mutualisation et diffusions des données sur le littoral », par Jérôme Fournier du CNRS (co-auteurs : Sébastien Colas de l’IFEN et Aurélie Sand du CNES )
L'Observatoire est un outil mis en oeuvre dans le cadre d'un comité de pilotage interministériel regroupant les Ministères en charge de l'Equipement, de l'Environnement, la DATAR et le Secrétariat Général de la Mer. Ses objectifs sont d'être un outil de suivi, de mutualisation et d'organisation des données mais aussi d'être un outil de prospective.
Deux dossiers importants sont en cours et sont présentés :

  • le partenariat entre le CNES et l'Observatoire pour comparer et évaluer les potentialités des outils d'observation (images SPOT5, photos aériennes) pour des suivis thématiques du littoral. Sur les 5 projets locaux en cours, un est présenté en détails : le projet de l'archipel des Iles Chausey sur l'utilisation de SPOT 5 pour cartographier des milieux naturels littoraux et marins et comparer SPOT5 et les photos aériennes.
  • le projet de mise en oeuvre d'une trentaine d'indicateurs de suivi de la loi littoral en appui avec les services déconcentrés de l'Etat concernés. Plusieurs indicateurs chiffrés et localisés seront présentés en détail.

De 12h00 à 12h30 ; « Nouveaux outils au service du littoral : la topographie par télémétrie laser aéroportée » par Jacques Populus de l’IFREMER
Le levé de la topographie de la zone côtière à l’aide de la technique du télémètre laser (Lidar) aéroporté présente de multiples avantages par rapport aux méthodes classiques : la mesure est rapide (jusqu’à 40 km² par heure), dense (jusqu’à un point par m²), et précise (30 cm en horizontal et entre 10 et 15 cm en vertical), autorisant la cartographie du relief de zones d’estran difficilement accessibles aux moyens classiques. L’Ifremer et la CMB ont organisé en 2002 la couverture de plusieurs sites du littoral ouest de la France. L’organisation de ces levés est présentée, avec notamment les contraintes de vol, (météo et marée), ainsi que l’optimisation des axes de vol en fonction de la géométrie des sites. La validation des données est rapidement exposée, ainsi que la précision que l’on peut en attendre, sur sol nu et végétation basse. Les traitements, alliant les techniques géomatiques et d’interpolation, permettent de délivrer plusieurs types de produits MNT (Modèles Numériques de Terrain), en fonction des applications évoquées ci-dessous. La modélisation hydrodynamique, capable aujourd’hui de traiter les sites très côtiers (estuaires et baies, sur maille de 20 mètres), exige une connaissance précise du modelé des estrans. La cartographie des habitats, objet du réseau REBENR (Réseau benthique) opérationnel en Bretagne, utilise conjointement l’information planimétrique donnée par les orthophotos (et vues satellitales) et le relief. Ce dernier, tant au plan de l’altitude que de la pente, conditionne l’étagement des végétaux et facilite l’interprétation géomorphologique. En outre, une tentative de fusion de l’intensité du signal laser dans l’infrarouge proche et des clichés de l’orthophoto littorale a permis la confection d’une composition IRC (Infrarouge couleur), qui augmente le potentiel discriminatoire sur les faciès végétaux. Par ailleurs, le suivi des phénomènes sédimentaires de l'estuaire de la Loire est étendu par exploitation des ces données micro-topographiques pour répondre aux besoins de cartographie et de modélisation selon trois problématiques :

  • La surface marnante et le suivi de l’évolution topographique des vasières, d'après deux paramètres : le dessin de courbes de niveau déterminées (laisses de haute et basse mer) et les pentes.
  • La submersibilité latérale ou débattement du fleuve : fréquences, durées et périodes de submersion, surface submergée suivant la hauteur de la lame d’eau d’inondation.
  • L’appréciation du volume total de l’estuaire dans des conditions données pour calculer la quantité d’eau douce qui y est stockée et les temps de son renouvellement.

La CMB a ainsi initié l'élaboration d'un MNTU (Modèle Numérique de Terrain Unifié) de la Loire par agrégation de données topographiques de résolutions planimétriques et altimétriques différentes: MNT laser, MNT bathymétrique, MNT photogrammétrique et BD Alti. Il ressort que l'assemblage de ces données hétérogènes permet d'accroître fortement l'utilité intrinsèque de chacune d'elle. Enfin, une discussion est amorcée sur la comparaison entre la technique Lidar et la restitution photogrammétrique, et sur une stratégie possible en vue d’une large couverture du littoral français par la recherche d’une méthode simple, facilement reproductible et peu onéreuse.

De 14h30 à 15h ; « Le SIG , élément clé pour la cartographie des habitats marins » par Claire Rollet de l’IFREMER (co-auteurs : Axel Ehrhold, Brigitte Guillaumont et Dominique Hamon de l’Ifremer)
La stratégie du nouveau réseau de surveillance des biocénoses benthiques côtières (REBENT) prévoit la reconnaissance et le suivi à long terme des habitats benthiques. La répartition de ces habitats résulte principalement de la combinaison de multiples facteurs physiques ; la forte hétérogénéité qui en résulte, ainsi que les contraintes particulières d’observation propres à ce milieu, conduisent à recourir à des technologies variées. L’approche méthodologique et technique qui se met en place de manière opérationnelle dans le cadre du REBENT s’articule autour de l’outil SIG, qu’il s’agisse de la phase de préparation des campagnes, l’acquisition de données in situ localisées en temps réel, la phase d’intégration et d’analyse des données morpho-sédimentaires et biologiques, la gestion des résultats ou la diffusion des informations via la cartographie interactive sur le web. Sur estran, la mise en œuvre concerne des données aéroportées ou satellitaires acquises dans le visible ou l’infra rouge (orthophotographies littorales, images SPOT), des levés topographiques (Lidar, photogrammétrie…) et des prélèvements effectués lors des basses mer de vives eaux. En zone subtidale, les levés géo-acoustiques mettent en œuvre plusieurs sources acoustiques (sonar à balayage latéral, sondeur multi-faisceaux, système RoxAnn) afin d’obtenir une couverture complète de la morphologie du fond marin (bathymétrie), de ses caractéristiques physiques (rugosité, dureté) et une "photo" géoréférencée en noir et banc et de très haute résolution de la surface des sédiments. Ces observations sont complétées par des prélèvements sédimentaires et biologiques ainsi que par des prises de vues sous-marines. La diversité des données s’exprime en terme de mode d’acquisition, de source, de format, de volume (jusqu’à plusieurs giga octets/jour pour l’acoustique) et de type d’exploitation. L’utilisation des SIG permet l’intégration sur un système de référence spatiale unique, son apport est illustré par 2 exemples de secteurs d’étude, l’un en zone intertidale (Le Croisic) et l’autre en zone subtidale (Concarneau).

De 15h à 15h30 ; « Les Systèmes d'Informations Géographiques et le suivi des écosystèmes littoraux » par Fabrice Javel de l’Université de Nice
Les thèmes de recherche du Laboratoire Environnement Marin Littoral de l’Université de Nice-Sophia Antipolis sont essentiellement axés sur l’écologie marine littorale benthique. Dans de nombreux cas, les données étant spatialisées, l’utilisation des Systèmes d’Informations Géographiques (SIG) s’avère indispensable. Trois exemples d’application de cet outil informatique sont présentés :- Suivi de l’expansion en Méditerranée des algues introduites envahissantes : Caulerpa taxifolia et Caulerpa racemosa. Depuis plus de 10 ans le LEML assure le suivi cartographique des Caulerpes envahissantes. L’imposant volume de données (plus de 100 zones colonisées en 2002) est traité à l’aide d’ArcView (version 8, Esri, logiciel de SIG) associé à une base de données relationnelles (4ème Dimension). Les données sont ensuite diffusées librement sur internet (www.caulerpa.org) sous forme de fiche synthétiques et de cartes standardisées (générées dynamiquement à l’aide du logiciel ArcIMS 4 - ESRI).- Cartographie des peuplements végétaux et animaux du médio-littoral. Dans de nombreux sites, et en particulier dans les zones marines protégées (Parc National de Port-Cros, Parc Marin International des Bouches de Bonifacio et Réserve Naturelle de Scandola), le LEML cartographie les espèces présentes sur la frange littorale notamment les espèces protégées et patrimoniales comme la Patelle géante ( Patella ferruginea), les Cystoseires (algue brune) et les algues calcaires (genre Litophyllum).La densité des peuplements des différentes espèces est déterminée au sein de secteurs de 20 m sur des linéaires côtiers de plusieurs dizaines de kilomètres. Les SIG créés à partir des ces données sont des outils précieux de gestion de cette frange très vulnérable aux pollutions (en particulier les hydrocarbures).- Evaluation de l’emprise des aménagements littoraux sur le domaine public maritime. De nombreux aménagements littoraux (ports, terre-pleins, épis) construits sur le domaine public maritime ont entraîné la disparition irréversible des écosystèmes sur lesquels ils ont été établis. Un SIG a été mis en place afin d’évaluer les surfaces détruites et anthropisées ainsi que le taux d’occupation du linéaire littoral par les aménagements côtiers le long des côtes des Alpes-Maritimes.

De 16h à 16h30 ; « Caractérisation de zones favorables à l'implantation de sites potentiels de stockage intermédiaire dans le cadre du Plan Polmar Terre en Loire Atlantique » par Cécile Le Guern du BRGM
La révision du plan POLMAR-terre implique l'identification et la qualification des sites pouvant recueillir provisoirement les matériaux pollués, sans risques pour les ressources en eau, les citoyens et l’environnement, et ceci dans une bande littorale d’une largeur limitée par le temps de transport. Une cartographie des zones favorables à l’implantation de tels sites a été réalisée pour le département de Loire-Atlantique. Les informations à prendre en compte concernent des thématiques très diversifiées comme l’accessibilité, l’urbanisation, l’environnement, la protection du patrimoine et des ressources en eau, la géologie, les infrastructures existantes et l’expérience antérieure (Erika en particulier). Les critères pertinents ont tout d’abord été sélectionnés et hiérarchisés. Puis les données correspondantes ont été traitées dans un système d’information géographique (SIG) sous Mapinfo et Arcview. Une analyse multicritère a été mise en œuvre pour délimiter cinq catégories de zones allant de « potentiellement très favorables » à « zone d’exclusion ». Le SIG ainsi constitué (échelle 1/25 000) a permis l’édition de cartes à l’échelle communale sur fond topographique IGN. L’ensemble a servi de base de travail pour une localisation plus fine de sites de stockage, en concertation avec les autorités locales.

De 16h30 à 17h ; « L’apport des Systèmes d’Information Géographique dans la gestion du littoral » par Jean-Sylvain Ponroy
L’organisation des Nations Unies estime qu’en 2015, 50% de la population mondiale vivra à moins de 100 kilomètres des côtes. La prise de conscience de la richesse et de la spécificité du littoral, porteur d’enjeux croissants et opposés, date d’une dizaine d’années. Sa préservation par une politique de développement durable a été affirmée au sommet de Rio de Janeiro (1992) puis confirmée au sommet de Johannesburg en 2002. Des pays comme le Canada, l'Australie et la Nouvelle Zélande ont très rapidement compris la nécessité de disposer d’un référentiel unique de précision décimétrique englobant les bases de données cadastrales, topographiques et maritimes. Ce référentiel intégré dans un SIG doit permettre en amont puis en aval la gestion des intérêts locaux, régionaux et nationaux. L’objet de cette conférence est de contribuer à la définition des fonctions indispensables d’un SIG pour mettre à la disposition de tous les acteurs l'ensemble des informations pertinentes à fort contenu spatial inséparables d’une gestion intégrée du littoral.

Pour en savoir plus

Le site des Géoévènements
http://www.geo-evenement.com/

 

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