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© Alain Le Magueresse, Ifremer
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Glossaire

bioaccumulation

On a l’habitude de distinguer : ce qui flotte (essentiellement le plancton ), ce qui nage (ce sont surtout les poissons qu’on appelle « ronds » par opposition aux poissons plats, et les « poissons » cartilagineux, autrement dit, les requins, les roussettes et les raies), et enfin ce qui vit sur le fond de la mer : on distingue, outre les plantes (algues et phanérogames), les coquillages et crustacés, et enfin les poissons plats, tous regroupés sous l’appellation de benthos .

En face de cela, il y a les « polluants » , naturels et d’origine synthétique, en nombre quasi-illimité. Ifremer a déjà mené un programme pluri-annuel concernant le devenir des « eaux d’égouts » dans le milieu marin : il s’agissait d’étudier le devenir d’un mètre cube d’eau d’égout « standard » dans le milieu marin, ici supposé restreint à la colonne d’eau. Ce programme a eu un tel succès que de nombreuses communes qui rejetaient leurs déchets en mer en arguant du fameux « pouvoir auto-épurateur de la mer », se sont mises à construire des stations d’épuration, et de favoriser la surveillance des plages (de baignades ou dédiées à la conchyliculture) par la DDASS (Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales).

Ce problème une fois « résolu » ( ?), il a fallu s’intéresser au devenir des autres polluants dans le milieu marin, c’est à dire : les métaux lourds, les hydrocarbures et les pesticides, pour ne considérer que les grandes familles de « polluants de synthèse ».
Les métaux lourds engendrent, chez les vertébrés du moins, la formation de métallothionéine, protéine synthétisée par l’animal infecté, et qui lui permet de « résister » (un peu !). Les pesticides sont des grosses molécules qui possèdent la faculté de pouvoir se refermer sur la « cible » une fois celle-ci piégée. Mais ces molécules se dégradent assez lentement, ce qui pose évidemment problème. Quand aux polychlorobiphényles (PCB) et aux dioxines, il s’agit d'un assemblage de deux noyaux benzéniques plus ou moins parsemés de chlore sur le pourtour, et presque indestructibles, même par hautes températures.
A quoi s’ajoutait la famille des « polluants » déjà présents dans le milieu, mais ne se manifestant qu’en cas de prolifération excessive. On désigne ici essentiellement les marées vertes, causées par une algue proliférante dans certaines conditions du milieu ( Ulva armoricana dite « Laitue de mer »), et les eaux colorées (ce que les anglophones nomment « red tide ») et qui sont dues à des algues unicellulaires fabricant des toxines, qui sont concentrées par les coquillages, à des niveaux qui peuvent être dangereux pour la santé publique.

La bioaccumulation , c’est la passerelle entre le milieu vivant et les polluants. Mais comme il existe beaucoup d’êtres vivants, même si on restreint l’étude aux seules espèces comestibles, et de l’autre côté, beaucoup de « polluants », on ne peut envisager de considérer toutes les passerelles ! On s’est donc limité à n’étudier la physiologie des polluants que chez un très petit nombre de « cibles » : la moule est ici l’exemple le plus connu, transposé du « Mussel watch » américain ; mais on surveille aussi les huîtres, très sensibles aux moindres modifications du milieu, les palourdes, mais pas tellement les coques en raison de leur « adaptation » aux pires conditions !

Les études en cours dans les laboratoire de Ifremer concernent les bio-essais, donc études toxicologiques (par modifications de la larve d’oursin), les effets de certains polluants sur les crabes et les araignées de mer, d’une part, et sur les poissons plats (du genre flets, plies ou carrelets) d’autre part. (ν)

Corrélats

voir "plancton", "benthos" et "polluant"

 

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