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pesticides

Produit chimique le plus souvent de synthèse, utilisé (notamment en agriculture) pour détruire les parasites et compétiteurs de l'activité considérée (champignons, insectes, bactéries, plantes adventices). (ζ)

Corrélats

Voir aussi "phytosanitaires".

En savoir plus

Sous ce vocable on regroupe des produits allant des substances minérales comme le soufre, le sulfate de cuivre à des substances organiques naturelles extraites de plantes comme la pyréthrine, la roténone ou la nicotine. Mais la plupart des composés utilisés à l'heure actuelle sont issus de la synthèse chimique organique : ce sont les produits organochlorés, organophosphorés, les carbamates, les triazines, etc.

La lutte chimique contre les organismes responsables des dégâts occasionnés aux cultures remonte à l'Antiquité. Pline recommande l'arsenic comme insecticide. Les produits arsenicaux sont utilisés durant le Moyen Age et recommandés au XVII ème siècle contre les fourmis. Pendant des siècles, des compositions très diverses furent employées : cendre de bois, sciure, eau de chaux, décoctions de plantes, etc. Un changement intervient au XIX ème siècle. En 1865, on fait mention de l'utilisation aux Etats-Unis de l'acéto-arsénite de cuivre pour lutter contre le doryphore. La bouillie bordelaise, formulation fongicide à base de sulfate de cuivre et de chaux, apparaît en 1885 pour la protection de la vigne.

En France, l'organisation du contrôle des produits antiparasitaires à usage agricole est définie par la loi du 2 novembre 1943. Cette date est importante du point de vue législatif et coïncide avec l'apparition en France des premiers insecticides organiques de synthèse, notamment les insecticides organochlorés et en particulier le DDT. De 1945 à 1959, on assiste à une période de découverte de nouveaux produits et à un accroissement dans l'autorisation de nouvelles matières actives (cyclodiènes organochlorés, organophosphorés, carbamates, etc.). A partir de 1960, s'opère un ralentissement progressif dans la recherche de nouveaux produits. La recherche phytosanitaire s'oriente vers la mise au point de molécules plus efficaces et plus sélectives, ce qui permet une diminution des doses appliquées. Parallèlement à l'apparition de molécules plus performantes, un certain nombre de produits sont abandonnés, soit pour leur manque d'efficacité, soit par décision légale comme l'interdiction des produits arsenicaux pour cause de toxicité trop importante, ou celle en 1972 de la majorité des organochlorés en raison de leur rémanence et de leur bioaccumulation dans l'environnement ou plus récemment celle du lindane (en agriculture) ou des triazines (simazine, atrazine). En même temps, pour favoriser des méthodes de protection des cultures a priori moins polluantes, faisant appel à des agents biologiques naturels, on constate le développement, encore limité mais réel, de systèmes de protection basés sur l'utilisation des "biopesticides". Le terme est contesté par certains auteurs qui préfèrent parler d'agents biologiques de lutte ou de contrôle. Il recouvre un ensemble constitué par des microorganismes, virus et autres agents biologiques (insectes, nématodes) exerçant une action protectrice sur les plantes vis-à-vis de leurs prédateurs. Le marché, modeste, est estimé à 0,4 % de celui des pesticides chimiques. La plupart des biopesticides existants présentent des propriétés insecticides. Ce sont surtout les produits à base de souches bactériennes de Bacillus thuringiensis (bacille de Thuringe) qui se taillent la ' part du lion ' avec une part d'environ 75 % du marché des biopesticides, notamment pour les campagnes de démoustication.

Le marché mondial des pesticides est passé de 6,5 milliards de francs en 1960 à 20,5 milliards en 1970 puis à 96 milliards en 1980. Il a été estimé en 1986 à 132 milliards, dont 44 % pour les herbicides, 31 % pour les insecticides e t19 % pour les fongicides. La production est concentrée dans dix principales firmes qui assurent 75 % du chiffre d'affaires mondial : Rhône Poulenc Agrochimie (France), Du Pont de Nemours, Monsanto (USA), Shell (GB), BASF, Hoechst (Allemagne) et Dow Chemical (USA). A l'échelle mondiale, huit cultures constituent 80 % du marché des produits phytosanitaires : le maïs, le riz, le coton, le soja, le tournesol, le blé, les betteraves, les fruits et légumes.

A l'heure actuelle, la France se situe dans le groupe de tête des consommateurs mondiaux de produits phytosanitaires, en troisième position, avec près de 10 % du marché mondial, ce qui présente quelque 450 matières actives homologuées qui entrent dans la composition de plus de 3500 spécialités commerciales. (ζ)

 

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