ifremer Ifremer environnement
© Alain Le Magueresse, Ifremer
Arcachon
Surveillance Résultats Votre région

 

Documents
Rechercher
Rechercher
Plan du site Contact Copyright Crédits

Accueil > Glossaire > P > phytosanitaires (produits) >

Retour Imprimer

Glossaire

phytosanitaires (produits)

Les produits phytosanitaires sont des produits destinés aux soins des végétaux. Il peut exister une confusion avec les pesticides, qui sont des produits phytosanitaires, mais seulement destinés à lutter contre les organismes jugés nuisibles. Ils sont utilisés en quantités importantes, dans différents domaines d'application : en premier lieu l'agriculture, mais aussi la voirie (entretien des routes et des voies ferrées) et divers usages privés (jardinage, traitement des locaux...). En fait les produits phytosanitaires dénomment les mêmes produits que les pesticides mais ils sont alors utilisés pour l'agriculture et la protection des cultures. Les produits phytosanitaires regroupent un grand nombre de classes de produits telles que :

  • les insecticides (qui tuent les insectes),
  • les fongicides (qui éliminent les champignons),
  • les herbicides (qui désherbent),
  • les nématicides (qui tuent les nématodes et les vers de terre),
  • les rodonticides (utilisés pour se débarrasser des différents rongeurs tels que rats, souris, mulots, lérots, ').

C'est dans les années 40 que les premiers pesticides de synthèse sont apparus sur le marché, avec des résultats très positifs quant à l'augmentation des rendements agricoles. Vingt ans plus tard, les premières suspicions d'atteinte à la santé des humains et à l'environnement apparurent (Carson, 1962). Le débat sur les risques encourus et les bénéfices recueillis de la lutte chimique s'est prolongé depuis et l'on a consacré de très nombreux travaux de recherche à mieux connaître l'impact des pesticides sur l'environnement.

On estime que 2,5 millions de tonnes de pesticides sont appliqués chaque année sur les cultures de la planète. La part qui entre en contact avec les organismes indésirables cibles ' ou qu'ils ingèrent ' est minime. La plupart des chercheurs l'évaluent à moins de 0,3 %.

Comme la lutte chimique expose inévitablement aux traitements des organismes non-cibles ' dont l'homme ' des effets secondaires indésirables peuvent se manifester sur des espèces, des communautés ou des écosystèmes entiers.

Les insecticides organochlorés persistants (tels DDT, aldrine et dieldrine) sont désormais interdits en agriculture en France et dans la plupart des Etats européens ; les teneurs dans les aliments diminuent donc et ne sont décelables que dans les aliments riches en graisse (rémanence : traces de DDT trouvées en 1984 en Grande-Bretagne dans des choux de Bruxelles, 20 ans après épandage). Ils sont maintenant remplacés par des composés organophosphorés et des carbamates, plus toxiques, mais laissant moins de résidus dans les denrées alimentaires. A compter de 1997, l'emploi de certaines substances est limité ou interdit en usage agricole ou non agricole : Dinoterbe, Daminozide, Atrazine, Simazine, Cindane, Diuron.

La France est l'un des principaux pays utilisateurs de pesticides, avec une grande diversité des substances actives et formulations commercialisées.

La mise en marché de produits phytosanitaires est soumise à des règles très strictes d'homologation qui doivent garantir l'absence de risques pour la santé (homme et animaux), les eaux et l'environnement lorsque ces produits sont ' convenablement utilisés ', en regard des codes de bonnes pratiques.

C'est par la recherche que l'on détermine les risques, puisque précisément on ne peut s'appuyer sur le caractère naturel de ces substances ni sur des règles issues d'une longue tradition d'emploi. Toute une série d'obligations pour les industriels a été codifiée par une directive de 1991 et a été actualisée et précisée dans une seconde directive de 1997. Ainsi, c'est aux industriels que revient en particulier la tâche de préciser ' les conditions agricoles, phytosanitaires et environnementales spécifiques dans lesquelles le produit peut être utilisé ou doit, au contraire, être exclu ' et ' les instructions d'emploi et la dose à appliquer pour chaque usage autorisé ', indications qui doivent figurer sur ' tout emballage ['] de manière lisible et indélébile '. C'est ensuite aux Etats membres de contrôler que les produits phytosanitaires sont utilisés de manière à respecter les conditions édictées lors de l'homologation et qui figurent donc sur les étiquettes et les emballages. Les textes des directives définissent ainsi les responsabilités respectives, responsabilités qui sont individuelles. Celles des agriculteurs et de leurs conseillers sont, d'abord et avant tout, de respecter les indications d'usage ; date, doses et conditions agricoles d'emploi. (ζ)

 

fermer

fermer

Lire la suitelire