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torpille

ou raie torpille ou raie électrique

Poissons sélaciens, voisins des raies, appartenant à la famille des Torpinidés. Leur corps a la forme d'un disque se terminant par une queue large à la base, qui s'amincit vers son extrémité et porte deux dorsales. Les nageoires abdominales sont séparées des pectorales. La torpille la plus commune en France (Méditerranée et golfe de Gascogne) est la torpille marbrée ( Torpedo marmorata) qui vit dans l'Atlantique de 0 à - 50 m de profondeur. En Méditerranée par contre, on peut la rencontrer jusqu'à - 200 m de profondeur.

Elle vit sur les fonds sableux ou sablo-vaseux où elle s'enfouit pour chasser à l'affût. Elle se nourrit essentiellement la nuit de poissons, mais aussi parfois de crustacés (crevettes) et de céphalopodes (seiches).

Elle est capable d'ingurgiter des proies de grande taille (macrophage). Comme toutes les torpilles, elle peut produire de l'électricité qui lui sert à étourdir les proies passant à proximité (moins de 15 cm) et/ou à se défendre (elle ne fuit pas, mais fait face à ses agresseurs). Cette électricité est produite par deux organes électriques en forme de reins, disposés de part et d'autre de la tête entre les fentes branchiales et la pectorale. Ces organes sont formés d'un grand nombre de colonnes prismatiques juxtaposées et disposées verticalement depuis la peau du dos jusqu'à celle du ventre. Ces colonnes sont elles-mêmes formées d'une douzaine de disques horizontaux (lamelles) empilés les uns sur les autres et isolés par une substance gélatineuse. La surface ventrale de ces disques est chargée négativement, la dorsale positivement. Les disques sont alimentés en électricité par 5 nerfs électriques volumineux reliés au cerveau. Ils sont connectés en série entre eux et peuvent ainsi produire une différence de potentiel importante (jusqu'à 45 volts) pour une intensité de 5 à 10 ampères. La décharge peut se faire à la volonté de l'animal ; ensuite celui-ci met un temps très long à recharger ses organes électriques.

Elle est vivipare.

La famille des torpinidés comprend 6 genres pour 15 espèces. Le genre Torpedo est seul présent sur les côtes françaises, où l'on trouve trois espèces :

  • La torpille marbrée ( Torpedo marmorata) qui est la plus commune ;
  • La torpille noire ( Torpedo nobiliana) sans ocelles et à la couleur noir-violet uniforme ;
  • La torpille ocellée ( Torpedo torpedo) qui présente des ocelles bleu foncé. Elle est plus petite.

Nota : d'autres poissons sont capables de produire des décharges électriques grâce à un organe spécialisé. On distingue :

  • Les poissons électriques "à fortes décharges" comme la torpille ( Torpedo spp.), le gymnote ou anguille électrique ( Electrophorus electricus), le malaptérure ou poisson-chat électrique ( Malapterurus electricus) qui sont capables de produire des décharges de plusieurs dizaines voire centaines de volts pour étourdir leurs proies ou dissuader leurs prédateurs ;
  • Les poissons électriques "à faibles décharges" (trop faibles pour être ressenties par l'homme) comme les Mormyres et certains gymnotidés (poissons d'eau douce) qui se servent de ces décharges pour se localiser et/ou pour communiquer (système d'émission complété par un système de réception constitué d'électrorécepteurs localisés sur leur peau). Les poissons électriques à faibles décharges peuvent être utilisés comme détecteurs de pollution. (ζ)

 

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